les mines de privas

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les premiéres recherches serieuses a privas dates de 1837 et sont couronnées de succés le gite de privas a la forme d'un quadrilatére orienté ouest-est de cinq kilomètres sur un kilomètre sept cents mètres mais la partie exploitable est plus restreinte ( 1,5 km sur 800 m). Les couches d'une épaisseur variant de 1,5 m à 8 m, se situent dans des marnes de l'ère secondaire ; la teneur en fer du minerai est de 40 %
Le gisement est divisé en quatre concessions attribuées à des maîtres de forges ou à des sociétés métallurgiques, tous étrangers au département ; cependant les contrats spécifiaient que le minerai extrait devait être traité dans le département. Le minerai quittait Privas vers la vallée du Rhône ou se trouvaient des hauts fourneaux à La Voulte et au Pouzin. La fonte, envoyée ensuite dans les usines de la Loire était transformée en fer. En 1855, les Fonderies et Forges de Terrenoire, La Voulte et Bessèges possèdent huit hauts fourneaux (six à La Voulte et deux au Pouzin) alimentés surtout par le minerai privadois
En 110 ans, les mines de Privas ont produit 4 000 000 tonnes de minerai.
Le transport du minerai de fer dans la vallée du Rhône fut un problème important pour les responsables des mines. La solution initialement choisie fut celle des chariots tirés par des chevaux ; quelque 160 000 tonnes transportées par 75 000 chariots (200 par jour parfois), traversèrent Privas en 1861
Le conseil municipal s'est souvent élevé contre les nuisances occasionnées par ces fréquents passages : les immenses files de voitures, pesamment chargées de minerai, qui à chaque instant de la journée encombrent ses boulevards, rendent sur ce point la circulation dangereuse. la poussière rouge qui s'échappe des tombereaux détériore tout sur leur passage ; les façades des maisons en sont teintes, elle pénètre dans les appartements les mieux clos, salissant tout ce qui s'y trouve, de telle sorte que le commerce a dû abandonner les abords de la Grande Route. La circulation quotidienne de 550 à 600 voitures chargées outre mesure (au retour remontent avec du charbon ou des marchandises diverses) dégrade la route impérialeIl est facile de comprendre que la gêne apportée aux riverains et la pollution générale devaient amener les autorités à envisager une autre formule de transpor

le chemin de fer

un chemin de fer s'imposait. Ainsi, la création de la première voie ferrée de l'Ardèche, en 1861, reliant Privas à Livron, fut une conséquence directe de la prospérité des mines de Privas. C'était avant tout un chemin de fer minier et sidérurgique. Les études commencèrent en 1855. C'est la compagnie Paris-Lyon-Méditerranée qui est chargée de construire la nouvelle voie. S'embranchant à Livron sur la voie Lyon-Marseille, elle traverse le Rhône à La Voulte, suit le fleuve rive droite jusqu'en aval du Pouzin et par la plaine de Chomérac remonte à Privas.

le tram

C'est au début de ce siècle, en 1910, qu'à l'instigation du conseil général favorable à une liaison Privas- Aubenas, fut mis en service un tramway sur route. I1 reliait le Pouzin à Saint-Paul-le-Jeune via Privas, Aube- nas et Les Vans. L'accès à Privas se faisait par la voie dite du Tram à partir du pont de Coux avec arrêts au Champ de Mars, boulevard des Mobiles, esplanade et cours du Temple vers Aubenas par le col de l'Escrinet. L'exploitation de cette ligne est un échec complet et cesse en 1914. La ligne descendait sur Aubenas après avoir franchi par un tunnel le col de 1 Escrinet. Elle passait trop loin des villages et décrivait des S gigantes ques pour limiter les effets de la pente ce qui allongeait le trajet. De plus, les motrices, peu puissantes escala- daient avec beaucoup de peine les pentes du col et devaient parfois faire machine arrière à Privas pour prendre un élan suffisant. Certaines gares qui jalonnaient le parcours sont encore visibles de nos jours